En lisant et/ou en écoutant les enseignements divers dispensés par les religions judéo-chrétiennes sur cette première fête solennelle annuelle biblique qu'est la Pâque et sur la façon de la célébrer, on ne peut qu'être déçu de constater une disparité de doctrines, ayant comme effet des divisions parmi et entre ces églises, qui pourtant confessent et reconnaissent toutes le sacrifice volontaire et consenti de l'Agneau de Dieu au temps fixé et annoncé pour le pardon des fautes de toute l'humanité :
car le Père céleste a tant aimé Sa Création et Ses créatures qu'Il a fait naître Yéshoua, le Messie et Roi des Juifs dans un corps semblable au péché pour qu'il paie, Lui-même, sur Sa personne et à notre place, l'amende d'une mort spirituelle méritée par nos transgressions à une Loi parfaite.
Tout d'abord, excluons une bonne fois pour toutes cette aberration, inexplicable, qui consiste à mettre ce mot biblique (la Pâque) au pluriel et laissons ces (trop nombreux) théologiens élucubrer à ce sujet et l'enseigner aux (trop nombreux) amateurs de mystères ou de fantaisies.
Moïse a reçu à l'avance de Celui-là même qui allait plus tard, en Son temps, subir le sort de l'Agneau, l'ordre de commémorer solennellement et aux jours fixés les événements qui allaient être les étapes de Son œuvre messianique prodigieuse, dont la Pâque, mais pas seulement. Son engendrement, sa naissance correspondent aux dates désignées par LUI comme SES fêtes.
La première fête de l'année biblique pour les églises de Yéshoua est celle qui commémore Sa mort sacrificielle, car Dieu veut sauver l'humanité en commençant par lui offrir Son PARDON, la délivrance du péché, de de tout ce qui nous éloignait de Lui et nous condamnait à la mort spirituelle, laquelle au final est la vraie et redoutable seconde mort.
Outre d'avoir fixé d'avance la date de la délivrance des Hébreux de leur esclavage d'Egypte, dans Son omniscience et par le calendrier (inchangé) qu'Il a donné à Moïse, Il a par avance connu et fixé la date et l'heure de Son propre sacrifice de la Pâque. Yéshoua, Notre Pâque, a été pendu au bois le mercredi 14 Nissan 27 à midi et a expiré à 15 heures, rendu semblable au péché (comme le serpent pendu au bois brandi par Moïse).
Pour célébrer dignement et d'une façon unie, concertée, respectueuse et bien comprise cette fête annuelle solennelle du Grand Pardon ainsi que les six autres de l' année en cours, le moindre de l'honneur dû à Notre Sauveur est de se conformer à Son calendrier et aux signes placés par Lui, visibles à l'œil nu, qui permettent de dater avec exactitude les jours de chaque mois, dont le jour 15, sanctifié 2 fois par an : au premier mois et au septième mois.
Les jours 15ièmes (10 + 5) de chaque mois de 29 jours ou de 30 (mais jamais de 28 ou 31) portent le Nom, en lettres, de Dieu - יה. C'est la date du mois où la lune, entière, est présente du soir au matin de ce jour. Elle a présidé à la totalité de la nuit. Ce signe céleste est donné en Genèse 1 pour marquer les moadim, les fêtes solennelles. Confirmation également dans le psaume 81 : 4. Le kessè dont il est question dans ce psaume, ainsi que dans Proverbes 7 : 20 veut dire la même chose : lune entière, et non "nouvelle lune" (nuit noire et signe invisible).
Si cette phase lunaire présente une même apparence à l'œil nu pendant deux nuits consécutives, il faut considérer, pour le choix de la bonne date, celle dont la nuit, à Jérusalem, est éclairée les plus longtemps, en fonction des heures précises, communiquées en notre époque par les tables astronomiques des observatoires.
La manière dont les anciens chiffraient la date de chacun des 29 ou 30 jours de chaque lunaison en fonction des aspects de la lune (décrite dans un ancien article sur ce blog) devrait être rappelé, appliqué et réhabilité par tout un chacun aimant les observations du ciel, diurne et nocturne.
Le mercredi 9 avril 27 (14 Nissan) Yéshoua, Notre Pâque n'a en aucune façon célébré sa propre fête en consommant un agneau au cours d'un repas, alors qu'en ces jour et heure fixés par Exode 12, il était, LUI, l'Agneau de Dieu, pendu au bois, en train d'agoniser et d'expirer.
Le dernier souper, partagé la veille au soir dans la chambre haute par Yéshoua et les douze a eu lieu le mardi 13 Nissan 27 au soir, juste avant la nuit par laquelle commençait le mercredi 14 Nissan. Ce dernier repas n'était nullement une célébration de la Pâque conformément à Exode 12. Cette chambre était le lieu qu'il avait désigné le 13 Nissan pour ses disciples, en vue de la Pâque du lendemain ( la sienne). Ne pas confondre les préparatifs de la fête et la préparation : Il agonise sur la croix et expire le mercredi 14 Nissan 27 à 15 heures (9ème heure du jour) au moment même où tout le peuple, vaque à la préparation de l'agneau dans chaque famille et/ou entre voisins.
Joseph d'Arimathée, disciple de Yéshoua et propriétaire du sépulcre neuf où il a déposé son corps sans vie, précisément à l'heure de la préparation, s'est trouvé empêché (Nombres 9 : 10-11) d'y prendre part et ensuite de célébrer la Pâque comme tout le peuple la nuit du 15 Nissan qui allait commencer. Après avoir enseveli le corps de Yéshoua, il s'en alla. C'est un des deux cas où on doit célébrer la Pâque le 14ème jour du deuxième mois.
Ceci nous montre que Yéshoua, en tant qu'ange de l'Eternel lorsqu'il parla à Moïse, avait longtemps d'avance ordonné cette disposition sur mesure pour Joseph d'Arimathée.
Nous devons rappeler que les Juifs n'ont jamais fait de Pessah ( la Pâque) et des sept jours des azymes, deux fêtes distinctes. Les deux font bloc. Ce qui est bibliquement logique et juste sous l'angle de la nouvelle alliance, puisque le pardon accordé par la mort sacrificielle du Messie Yéshoua offre la possibilité de purification à l'ensemble des hommes sur 7 millénaires. Le 7ème jour des azymes (chômé) symbolise la purification des pécheurs à venir endéans le septième millénaire, où Yéshoua régnera.
Si ce dernier repas (appelé on ne sait pourquoi dernière cène) avait été une célébration de la Pâque conforme à la Torah, ils n'auraient plus mangé du pain au levain (symbole du péché) dont le dernier morceau (trempé) fut donné à Judas, les onze n''auraient pas cru que Judas, les ayant quittés, était parti faire des achats en vue du jour de la préparation, et enfin, ils n'auraient pas quitté la chambre haute pour se rendre au jardin des Oliviers.
Qu'en est-il de la prochaine Pâque en cette année 2026 ?
La phase Pleine lune, lune entière (kessè) aura lieu le jeudi 2 avril 2026 à 02H12 GMT, soit à 05 H 12 à Jérusalem, aux toutes premières lueurs du soleil. Elle aura donc présidé à la nuit du mercredi 1 au jeudi 2 avril. Le jeudi 2 avril 2026 est donc le jour 15 de Nissan, jour chômé, premier des 7 jours des pains sans levain.
C'est pendant cette nuit ( blanche) que les circoncis du cœur (baptisés) partageront le repas du Seigneur.
Chaque nuit de Pâque est un test d'endurance morale et spirituelle, qui doit aussi nous rappeler quelles ont pu être les pensées et angoisses des disciples de Yéshoua, réfugiés dans cette chambre haute et autres endroits pendant la nuit qui a suivi sa crucifixion, encore incrédules, quoique avertis d'avance de ce qu'allait être sa résurrection comme premier né d'entre les morts après trois nuits et trois jours.
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